Le monde de Kaarllyhnns

Le Sonnet du Trou du Cul

Obscur et froncé comme un oeil et violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu' au bord de son ourlet.

 

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.

 

Ma bouche s'accouple souvent à sa ventouse
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots

C'est l'olive pâmée et la flûte câline
C'est le tube où descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs

Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu' au bord de son ourlet.

 

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.

 

Ma bouche s'accouple souvent à sa ventouse
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots

C'est l'olive pâmée et la flûte câline
C'est le tube où descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.

 

ARTHUR RIMBAUD(1854-1891) & PAUL VERLAINE (1844-1896)



15-07-2010 | 278 vues

Partager


Poster un commentaire
Merci de recopier le nombre de gauche dans la case ci-dessous (Pourquoi?)

Liens

Voir les articles de la catégorie " Revue litteraire "

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion | Annuaire des blogs XXX

Créer un blog gratuit avec Blog4ever