Le monde de Kaarllyhnns

Chapitre I

Notre Rencontre

La nuit précédente notre premier contact j'avais fait un rêve. Mon Rêve, celui où soumise portant fièrement mon collier, on m'annèle mes lèvres. Puis vient l'instant de mon marquage au fer rouge du symbole de Mon Maître, signe de mon assujettissement total. C'est ma cérémonie, le plus beau jour de ma vie, mon désir le plus profond de trouver enfin cet être qui aura la force et la capacité de m'asservir définitivement. Je le vois dans mon songe, le ressens de tout mon être. Mon Maître est là. Nous allons célébrer notre mariage bdsm. Le passage de nos anneaux respectifs, la cérémonie des roses, l'échange de nos promesses, suivi du ballet du fouet : jouissance totale !

Je suis dans mon rêve, alors la nuit est chargée en émotions et dans ma tête tout se bouscule. Je m'y vois fouettée par mon Maître, lui montrant ainsi tout mon désir de lui appartenir. Je ressens entre mes cuisses monter l'extrême blandice du perçage de mes lèvres, accompagnée de cette douleur me rappelant mon état d'esclave, d'appartenance. Ce mélange subtile de souffrance, de plaisirs, de frénésie d'être à lui, d'être sa chose. Je cherche mon Maître du regard pour y puiser toute ma force et ma volonté.

La douleur est intense, insupportable. Je cherche les bras, le réconfort l'apaisement de mon maître. Je me love en lui, heureuse de porter ses marques nageant dans la plénitude d'être sa propriété.

Je me réveille ; ce rêve, je le connais. C'est mon désir profond, ma quête que je poursuis depuis des années. Mais il y avait bien longtemps que je ne l'avais fait. Je suis heureuse de l'avoir rêver de nouveau. C'est ce jour là que je reçus votre premier mail. Je fus séduite par votre écriture et mon rêve me résonnait en écho. Une petite voix me dit qu'un jour nouveau arrivait. Une intuition, une prémonition, un présage…….

Nous échangeons différents mails. Nous nous téléphonons, puis nous nous fixons rendez-vous.

Dans l'attente de faire votre rencontre, je me forçais à ne pas réfléchir, peur une fois de plus d'être déçue. Je me contraignais à éviter toutes pensées engendrées par vos mails qui me chaviraient. Je voulais rester neutre de toute attente, de tout empressement. De ne pas vous rêver, malgré mon fort sentiment positif à votre égard.

Première rencontre, premier regard. Je vous vois sortir de votre voiture, votre long manteau de cuir noir couronnant vos larges épaules, votre pantalon de cuir galbant vos cuisses musclées. La démarche assurée, d'une grande élégance ; le charme opère.

Autour d'un verre, vous me redite votre recherche, votre désir de vivre une relation pleine et entière, votre quête d'ultime et d'absolu. Je vous écoute, je bois vos paroles.

Je vous parle de moi, de ma recherche, de mon désir, de mon besoin de progressivité, de ma personnalité affirmée. Le charme agit plus intensément. Nous poursuivons notre soirée au restaurant. Petit baisé chaste sur la joue, vous me raccompagnez à ma voiture, en homme galant et prévenant. Puis nous nous quittons. Je vous suis du regard remontant dans votre voiture, toujours sous le charme, subjuguée.

Période de fêtes. Long moment d'attente avant de nous retrouver parsemé de textos enflammés. Le désir monte, l'envie de vous revoir m'étreint.

A votre retour, pour notre première soirée, je vous invite à diner chez moi. Nous nous découvrons un peu plus, séductions des mots, des regards. La magie opère. Je m'offre à vous.

Délicatement, vous m'effeuillez, retirant mes vêtements un à un. Je me retrouve ainsi nue à votre regard. Vous m'amenez tranquillement à la position que vous souhaitez que je prenne : celle de la position d'inspection. Vous me détaillez, m'inspectez, m'analysez. Le temps suspend son vol. Mal à l'aise, troublée, excitée ainsi nue, me voici contrainte à faire le service. Je ressens toute votre sensualité, votre dextérité, votre maitrise des mots et des gestes, votre domination naturelle et assurée. Votre emprise sur moi s'initie. Vous m'ordonnez de me mettre à genoux à vos pieds pour mieux me ressentir. Alchimie du touché, mon corps frémi à vos caresses et à vos premiers coups de martinets imprimant sur ma croupe, déjà soumise, de légères trainées rouges. La chaleur de leur feu envahissant mon corps, me rend fiévreuse.

 

Ai-je enfin trouvé Mon Maître ?........



15/05/2010
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