Le monde de Kaarllyhnns

Jeux divers

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 « Elle s'était armée du martinet et poussa la compagne contre une chaise, afin qu'elle trouvât un point d'appui. À son tour, elle tira mieux la chemise, caressa d'une main frôleuse les joues satinées, comme pour se rendre compte de la finesse de l'épiderme et prévint :


- Attention, je commence.


Dans le feu de l'exaltation, elle oubliait qu'elle était nue et se remuait avec désinvolture, allant de-ci de-là, les reins cambrés, la croupe encore rutilante de la précédente correction.
Marguerite haletait, elle percevait sans les voir tous ces regards fixés sur sa chair étalée et en éprouvait un émoi nouveau, qui lui arrachait des contractions fébriles.
Simone leva son martinet et de toute la force de son fin poignet l'abattit sur la croupe blanche.
Les lanières claquèrent avec un bruit sec, marbrèrent la peau de larges stries rouges.
Rite tordit sa taille en un spasme de douleur ; jamais encore la flagellation ne l'avait mordue, au plus vif d'elle-même, avec autant d'intensité.
Les coups tombèrent réguliers et rapides, Simone ne mettait point de science, rien que de la férocité, dans l'espoir d'en avoir plus vite fini et de pouvoir se rhabiller.


Maintenant sa propre nudité la gênait de nouveau, elle se jugeait ridicule ainsi, au milieu de cette pièce, dans ce rôle de bourreau-féminin.
Aussi frappait-elle avec rage, martelant l'amie sans l'ombre d'un remords. »

(Maurice de Vindas, Le rêve d'un flagellant).



07/05/2010
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