Le monde de Kaarllyhnns

Raffinement

Marguerite se laissait conduire, sans prononcer une parole, elle savait ce qui la menaçait et son cœur battait. La fessée lui était maintenant devenue quasi indispensable, comme, au fumeur, la pipe d’opium. La brunette, paisiblement, cueillit une souple badine et ordonna :


- Allons, apprête-toi.


Et l’autre obéit passivement, elle s’appuya en avant à un banc rustique, retroussa elle-même ses jupes et, de ses menottes crispées, tint ouvert le pantalon, faisant jaillir la croupe.
Et alors la lune se voila, comme honteuse de se trouver en face d’une rivale.


Simone brandit sa baguette et flagella. Ni trop vite, ni trop lentement, mais néanmoins en activant graduellement le mouvement.


Marguerite se tordait, gémissait tout bas, mais s’offrait bénévolement à la correction.
La douleur lui procurait une sensation étrange, qui momentanément secouait son apathie. Elle ne souffrait pas comme sa compagne qui était une nerveuse, au contraire la souffrance entraînant la révulsion du sang, avait sur elle une action bienfaisante.


(Maurice de Vindas, Le rêve d’un flagellant).



07/05/2010
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